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Publier le 10 février 2020
C’est la date du 8 février 2020 à Ouagadougou, que le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a choisi pour tenir, la première session de l’année de son bureau politique national. Présentation, adoption de la stratégie électorale du parti pour l’élection présidentielle et législative de 2020. Des échanges houleux et des critiques objectives ont permis d’aboutir à un document plus digeste et consensuel.
L’eau a beau être trouble, elle finit par s’éclaircir au fil du temps. C’est l’image à laquelle renvoie cette session du Bureau politique national (BPN) du MPP. En effet, cette journée de travail sous le thème « mettre en place la stratégie électorale pour permettre au parti d’être en jambes pour mieux attaquer les élections présidentielle et législatives du 22 novembre prochain » a été trépidante mais enrichissante pour les militant (e)s et partisans qui ont eu au final un sésame ouvre toi. Une feuille de route pour engranger des victoires aux élections couplées présidentielles-législatives.
Le bilan des élections passées a été présenté au cours des échanges. A ensuite suivies les échanges sur la stratégie de 2020. Le mandat du bureau prenant fin en mars, il a été convenu de tenir un congrès ordinaire les 6 et 7 mars prochains pour renouveler les instances du parti. La tenue d’un congrès extraordinaire aussi permettra de connaître le candidat du MPP pour la présidentielle.
Ph : Lefaso.net
Répondant aux rumeurs qui font état de la création d’un parti par lui, le militant et par ailleurs président de l’assemblée nationale, Alassane Bala SAKANDE a déclaré pour se blanchir : « J’ai décidé de briser le silence devant vous, mes camarades politiques du BPN, et à l’intention de tous ceux qui m’ont toujours accordé leur confiance, pour réitérer mon attachement indéfectible aux idéaux de mon parti, le MPP. S’il est une chose que je ne marchande pas, ce sont mes convictions politiques. Que les instigateurs et les colporteurs de ces ragots nauséabonds sachent que je ne me laisserai pas divertir par ces basses manœuvres qui n’honorent ni notre démocratie, ni le débat politique national ».
Quid de la mobilisation des troupes sur le terrain ? Les midinettes du parti ont répondu qu’au total, 42 provinces sur les 45 que compte le Burkina, ont été visitées et des conférences provinciales ont été également organisées. Une feuille de route a été établie pour des victoires finales.
La question sécuritaire était l’une des préoccupations des militants présents. Que peut faire le parti pour rendre effectif le Volontariat aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS). Qu’adviendra-t-il du vote des déplacés ? « Si d’ici-là, les déplacés n’ont pas pu repartir dans leurs localités, ils devront pouvoir voter parce que c’est avant tout des Burkinabè », a lâché Simon COMPAORE. Et au président par intérim de poursuivre que la question sera mieux discutée avec les autres acteurs dans le cadre du dialogue politique mis en place par le Chef de l’Etat.

Se voulant rassurant sur les activités de terrain, les membres du BPN, ont indiqué qu’ils ont déjà parcouru 42 provinces sur les 45 que compte le Burkina. Le contact entre la base et le sommet est permanemment assuré ont-ils tenu à expliquer. C’est donc rassuré que les dirigeants des « orangers » se sont quittés ce jour. Vont-ils convaincre la majorité du corps électoral ? Cela est une autre paire de manche qui exige travail. Roger SAWADOGO.

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