hk

Publié le 20 février 2021

Publié le 20 février 2021
Le féminisme iconoclaste que vit notre société d’aujourd’hui a tendance à reléguer la femme au second plan. La femme naguère incontournable, considérée et consultée dans nos sociétés anciennes, est reléguée aux seconds plans. Elle est désormais présentée comme une « faible » qui mérite assistance, compassion, secours. En la matière, les figures de la langue et la littérature viennent étayer cet état supposé faible de la femme matraqué par nos mass média. La femme a été créée à partir de la seule côte de l’homme, l’Etre-fort. Dans le beau jardin d’Eden paradisiaque, la fragilité de la femme est à l’origine du conflit entre l’homme et son créateur. Pire, dans la bible lorsque le Dieu-créateur demande à l’homme que s’est-il passé après que le fruit interdit ait été mangé, la créature accuse le créateur. « C’est la femme que vous m’avez donnée », dit-il en substance. Dans le même miroir dénigrant de la femme, les pourfendeurs en viennent à dire qu’elle est « le sexe faible » quand les plus positifs parlent de « l’autre moitié du ciel ». Heureusement, cette dernière catégorie renvoie au moins la femme à une entité positive. Oui, dans ce monde de masochistes, il faut voir dans la moitié de l’homme, un altruisme exagéré. Sinon, la société moderne vend la femme-objet quand elle ne l’utilise pas pour appâter trompeusement le mâle chaste et pur. La femme est à l’origine de la chute des plus grands de ce monde. SAMSON, le roi SAHLOMON, de Soumangourou KANTE… y ont succombé.
Et pourtant, tous, nous sommes issus des entrailles d’une mère. Bébé, nos mamans ont dû suspendre, perturber, délaisser leurs plaisirs pour nous abreuver aux délices du lait maternel. Informées de nos caprices d’adolescents et adolescentes, nos mamans ont imploré le Dieu-créateur : leur esprit perturbé a dû voyager, se morfondre. Lorsque nous avons souvent déconné, leurs âmes ont été dévastées. Quelle symbiose enfant-mère !
Quand bien même certains n’ont pas connu une mère à la naissance, il reste vrai qu’ils sont issus de leurs expiatoires profondeurs, entrailles. Alors remonte la réalité que les doux parfums de la présence d’une mère et de son affection n’ont d’équivalence dans ce monde si bas. En enfer ou au paradis, de là où peut-être cette maman absente, sa présence est enfouie et envahissante en l’enfant conçu.
Notre société moderne fait un faux procès aux temps passés en se faisant passer pour champion de la lutte pour la promotion des droits de la femme. Sa promotion pêche cependant par ses focalisations sur les faiblesses de la femme. Sous les feux de la rampe sont présentées les parties intimes des femmes. Telle la Venus Hottentote, la femme est présentée comme un objet de musée, palpable, malléable, violable…Ainsi, pour les uns, ceux qui se disent civilisés, le voile de la pudeur est déchiré et soulevé par le tsunami de l’hypermédiatisation et du Tout-commerce. Dans bien des cas dans notre monde moderne, la femme icône est remplacée par la femme chose et objet. On la compare dans un exercice qui s’apparente à de l’esclavagisme à une boisson, une pommade, un engin à deux roues…
Et pourtant ! Et encore pourtant, les femmes qui survolent ce féminisme iconoclaste et commercial sont nombreuses à travers l’histoire et les continents. Kadidja, première épouse du prophète Muhammad, Marie, mère de Jésus Christ, Anne Zinga, Aoura POKOU…
Les qualités de ces femmes que sont la piété, l’humilité, l’effacement, le discernement…ont contribué à asseoir les bases de notre humanité, de nos religions, de nos sociétés. Le prophète Muhammad aurait-il eu le courage de poursuivre sa mission si son épouse Kadidja avec laquelle il a vécu la monogamie (ndlr, de son vivant !) ne lui avait pas rassuré sur le caractère divin de ses révélations. Marie la mère du Christ a accepté la révélation troublante de l’ange Gabriel. Elle a fait preuve de patience au mariage de Cana avant de dire « faîtes ce qu’il vous dira ! ». Un bout de phrase déclencheur du miracle de Cana. On ne peut nier l’impact de ses directives sur la bonne éducation de son fils et ses qualités incommensurables plus tard, nécessaires pour la réalisation sa mission salvatrice. La reine Aoura POKOU a eu la divine révélation de préserver l’arbre généalogique de son peuple en y sacrifiant son bébé.
Au-delà de ces femmes, des prestigieuses dames, ce monde en a donc produit. On pourrait donc en citer à profusion. Ces amazones ont montré ou su montrer les chemins à des hommes ayant beaucoup ou moins de valeurs.
Une chose est certaine leurs grandes valeurs elles ne l’ont pas obtenu grâce à ce qui est ou n’est pas dans leurs entre-jambes. Elles ont policé au fur et à mesure leurs minimes qualités, ont puisé dans les profondeurs de leurs modestes personnalités, ont poli les bords de leurs épées spirituelles et socio-culturelles. L’humilité précèdant la gloire et ces femmes ont cultivé cette vertu en elles.
Loin des Une des journaux des médias, des soirées glamours et swags, des T, l’on peut bien affirmer sa grandeur et aussi élever des âmes de proches autour de nous.

La rédaction.

>> Notre équipe

Newsletter

Proverbe Le vivre ensemble

« Il est malheureux que les gens ne voient que les différences qui les séparent. S'ils regardaient avec plus d'amour, ils discerneraient surtout ce qu'il y a de commun entre eux, et la moitié des problèmes du monde seraient résolus. " (Paulo Coelho) »