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publié le 19 novembre 2020

Pour la deuxième fois après l’insurrection populaire dans le pays, les Burkinabè iront voter le président de leur choix. A cette élection du premier des burkinabè est couplée celle des représentants du peuple à savoir l’élection législative.

La particularité pour cette année déjà charnière pour notre pays, c’est la diversité et floraison des regroupements et formations politiques, des mouvements et associations. Une des preuves de ce constat c’est le nombre de candidature indépendantes engrangées. C’est aussi la jeunesse des candidats (21 ans pour la plus jeune des candidats) et aussi la diversité de l’offre politique. L’on est parti de thématiques classiques comme la santé, l’éducation, l’eau potable…à la consolidation de l’opinion publique à travers des émissions de débats citoyens financées par les ONGs et autres chancelleries. Ces instants sont de véritables preuves de la libéralisation de la parole, des tribunes d’expression et d’approfondissement des connaissances sur la démocratie. Pour cette année, non seulement des observatoires de contrôle comme la CODEL sont encore présentes mais les sondages d’opinion se multiplient et les modes de cooptation de l’électorat sont riches et aguichants.

Des modes de mobilisation différents
Si les mouvements (SENS, MCD…) sont en plein dans les campagnes de proximité dans les quartiers périphériques et surtout dans des zones urbaines où ils espèrent un électorat fait d’élites ; les partis traditionnels eux sont dans des jamborees et se défient en termes de militants mobilisés dans des espaces dont la vastitude et le confort se défie. A côtés d’eux, des « intellectuels nouveaux candidats » tels Yeli Monique KAM et le Profeseur de droit public Abdoulaye SOMA qui privilégient aussi les campagnes de proximité dans les maquis, marchés et yaars (petits marchés). L’ex ministre de la Fonction publique, Pr LOADA n’en fait pas différemment, lui qui ne démord pas d’expliquer la complexité de la composition du bureau de son parti même aux esprits les plus faibles.

Roch pour le coup KO !
Élu dès le premier tour de la présidentielle de novembre 2015 avec un peu plus de 53 % des voix, le président Roch Marc Christian Kaboré, du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) est éligible à un second mandat.
Selon le code électoral, le président du Faso est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Est élu à l’issue du scrutin, le candidat ayant recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour. À défaut, un second tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête au premier, et celui recueillant le plus de voix est déclaré élu. Le mot d’ordre du parti au pouvoir, c’est « un coup KO », « takokélé », « win vouka ». Le risque étant une éventuelle alliance préjudiciable des partis de l’opposition.
L’on ne lesigne visiblement pas en termes de stratégies. Au slogan, « Hakuna Matata » prononcé par le président et midinette du parti au pouvoir Simon Compaoré a suivi un buzz qui n’a pas été sans faire tache d’huile. En effet, des tee-shirts et autres tenues griffées par ce slogan se compte. On pourrait ajouter à cela la constellation de stars dans le ciel des partis politiques. Les grosses pointures de musique africaine sont aux côtés des partis politiques à l’occasion des étapes majeures de ces partis. La stratégie mielleuse consistant à augmenter l’aura, à coopter de nouveaux adeptes et enfin à fidéliser les sympathisants. Les artistes bien entendus sont neutres et ne veulent qu’augmenter leur notoriété et se faire de bonnes affaires. La stratégie de communication du parti au pouvoir semble huilée. En effet, qui pourra dire que la campagne de « Roch Label » menée par l’entreprenant ministre du commerce n’est pas politique. Les premiers animateurs de cette déferlante nient le caractère politique de la tournée mais cache mal leur jeu.
Quoi d’apolitique sur un politique ?

L’élection couplée à ce stade (16 novembre) est bien lancée et jusque là le fair-play est de part et d’autre observé. Le souhait est que la déferlante de mobilisation emmène la déferlante de paix. Ce ne sont pas ces milliers de personnes déplacées internes du pays qui diront le contraire. Eux qui ne demandent que la paix et le retour chez eux !

Les candidats à cette élection

  • Roch Marc Christian Kaboré
  • Eddie Komboïgo
  • Zéphirin Diabré
  • Kadré Désiré Ouédraogo
  • Gilbert Noël Ouédraogo
  • Isaac Zida
  • Abdoulaye Soma
  • Yéli Monique Kam
  • Tahirou Barry
  • Farama Ségui Ambroise
  • Ablassé Ouédraogo
  • Pascal Sessouma
  • Claude Aimé Tassembedo

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