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C’est la saison des rentrées et, pour le gouvernement burkinabè, les dossiers chauds ne manquent pas. Et même si les esprits sont actuellement plus tournés vers les prochaines élections, qui mobilisent toutes les énergies, il n’est pas moins vrai que d’autres défis attendent d’être relevés prestement.

ET D’UN, les élections du 22 novembre prochain constituent un rendez-vous de toutes les préoccupations pour l’exécutif burkinabè. Par-delà les récriminations et le pessimisme des uns, le gouvernement capitalise en effet sur l’optimisme de la classe politique et de nombre d’acteurs pour avancer résolument vers la tenue effective du scrutin. La modification du code électoral, intervenue le 25 août dernier, et la promulgation de la loi par le président du Faso, dès le 28 août, soulignent la volonté de l’Exécutif, mais aussi du parlement, de baliser le terrain pour cette étape cruciale de la vie institutionnelle du pays.
Étape cruciale en effet, quand on sait les conditions et le contexte extrêmement préoccupant dans lesquels vont se dérouler ces élections couplées, présidentielle et législatives. Et au moment où l’on amorce pratiquement la dernière ligne droite du processus, il y a assurément, un grand besoin de rigueur, de vigilance et d’abnégation à tous les étages. Pour le gouvernement, le défi est sans conteste de réussir, tant bien que mal, dans les conditions difficiles de son opérationnalisation, la tenue tout au moins correcte du rendez-vous du 22 novembre 2020.

ET DE DEUX, la sécurisation du territoire national reste un autre chantier qu’il est urgent de gérer. Subséquemment, la sécurisation des opérations de vote, et plus largement de tout le processus électoral, questionne encore aujourd’hui. Le gouvernement doit donc redoubler d’ardeur et de stratégie pour barrer la route aux attaques récurrentes et aux visées malsaines des forces du mal.
Indéniablement, cette question est à la base de tous les défis qui se posent aujourd’hui à la nation burkinabè, qui a cruellement besoin d’accalmie, de cette lueur qui entretient l’espoir et qui conduit vers l’espérance. Dans leur large majorité, les Burkinabè attendent davantage de leurs dirigeants, des actions et non pas des réactions, des réponses et non pas des équations, un changement véritable et non pas un chapelet de promesses…
En un mot comme en cent, loin des discours de campagne ou de la couleur et de la vérité des urnes, une seule vraie question taraude les esprits des fils et filles de ce pays aujourd’hui : quand retrouverons-nous la paix, la quiétude et la sécurité sur la terre de nos aïeux ?

ET DE TROIS, la gestion de la crise sanitaire relative à la pandémie de la Covid-19 constitue un autre dossier chaud de la République. Certes, la situation semble contenue au Burkina, mais les chiffres qui repartent à la hausse ces derniers jours nourrissent encore des inquiétudes. D’autant que ce monstre froid, qui a mis le monde entier sous coupe réglée depuis bientôt un an, reste partout sous surveillance. Face à la désinvolture des populations, qui rechignent à respecter les gestes barrières, le comité de gestion de cette crise a encore du pain sur planche.
Et c’est justement au gouvernement qu’il appartient, là aussi, d’impulser la dynamique de la rémission, en mettant notamment l’accent sur la logistique, et en développant une politique sanitaire plus hardie de prévention et de prise en charge des malades.

ET DE QUATRE, comment ne pas évoquer l’éducation dans la pile des dossiers chauds qui trônent actuellement sur la table du gouvernement ! La crise sanitaire est venue asphyxier un système éducatif déjà cancérisé par les miasmes morbides du terrorisme. Il y a en effet fort à faire pour vaincre la fatalité et sortir le système éducatif de son coma. La tâche est on ne peut plus rude, et nécessite le concours de tous, quand on sait que l’éducation est la base de tout. Oui, « l’éducation est le logiciel de l’ordinateur central qui programme l’avenir des sociétés ». N’est-ce pas, Joseph Ki-Zerbo ?

Au total, le Burkina doit faire face à des défis majeurs, dans un contexte pénible avec des moyens limités…

Serge Mathias Tomondji, 7 septembre 2020

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