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Le mercredi 29 juillet 2020 a eu lieu au Conseil supérieur de la communication (CSC) une conférence de presse portant sur les élections couplées présidentielle et législatives. Cette conférence était animée par le président de l’institution de régulation, Mathias TANKOANO.

Publié le 31 juillet 2020.

Deux interdictions majeures ont émaillé cette conférence de presse. Primo, l’interdiction de faire une couverture médiatique 90 jours avant l’ouverture de la campagne et secundo, la privation de couverture à l’endroit des médias confessionnels et communaux. La première décision du Conseil supérieur de la communication (CSC) s’appuie sur la Loi n°005-2015 du 7 avril 2015 portant révision du Code électoral. En effet, l’article 68 bis stipule que : « Il est interdit, 90 jours avant l’ouverture de la campagne électorale, la couverture médiatique de toute campagne électorale déguisée ». Selon les animateurs de la conférence de presse, l’adoption de cette décision a été dictée par le souci d’assurer un égal accès des candidats aux médias et le respect de l’équilibre et du pluralisme de l’information en période électorale. En somme dans le laps de temps entre le 3 aout et le 31 octobre 2020, les médias publics et privés doivent s’abstenir de couvrir les activités mettant en scène des hommes ou des partis politiques. De même, la « campagne déguisée » ne doit pas faire l’objet de couverture médiatique. Face à la vacuité du terme, les journalistes ont voulu savoir ce qu’il faut en entendre. Pour les conseillers du CSC qui ont animé la conférence aux côtés de leur président, il s’agit de dons, d’inauguration des édifices publics, des ouvrages au bénéfice des populations, de parrainage ou de participation à des cérémonies, à des évènements coutumiers, religieux, culturels, commerciaux, sportifs ou toute autre activité susceptible de soutenir un candidat.
« La raison des médias confessionnels est de prôner la foi religieuse mais surtout de cultiver la paix sociale, l’utilité sociale des médias communaux est qu’ils sont des outils de développement local », a expliqué Daniel BONZI, directeur de la réglementation, de la médiation et du contentieux du CSC. Pour le président Mathias TANKOANO, ces médias sont d’une grande utilité dans la société. Cette image doit être préservée en évitant qu’ils ne deviennent partisans et « descendent dans la boue ».
Il s’agit pour eux de préserver la neutralité politique de ces médias afin qu’ils œuvrent à la sensibilisation des populations. Camille OUEDRAOGO.

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