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Publier le 5 juillet 2020
Le Syndicat national des travailleurs des secteurs de la jeunesse, de l’emploi et de la formation professionnelle (SYNAJEFP) a organisé une Assemblée générale le samedi 27 juin 2020 au Centre d’éducation ouvrière.

La Jeunesse est le fer de lance de tout développement d’une nation. Cependant, les certains travailleurs du ministère de la jeunesse trouvent qu’ils n’incarnent pas cette réalité ; eux censés être traités comme les premiers jeunes du pays. Leur inquiétude majeure les a poussé à sortir car lorsque le dialogue est rompu et toutes les deux parties ne se retrouvent plus depuis quelques temps. C’est dommage mais c’est la situation déplorable dans laquelle se trouvent les militants du SYNAJEFP qui dénonce cette rupture de dialogue avec le premier responsable de leur département. Ils l’ont signifié le 27 juin dernier au cours d’une conférence de presse.
A l’appel donc dudit syndicat, les travailleurs du ministère de la Jeunesse sont sortis nombreux pour dénoncer ce qu’ils qualifient de dialogue de sourd très suicidaire pour la bonne marche du département dans lequel ils sont. Cet appel est intervenu pour « porter les difficultés que vivent les travailleurs du MJPEJ à l’opinion et d’interpeler une fois de plus les premiers responsables du ministère sur leur responsabilité dans la résolution de ces difficultés et surtout les tenir pour responsables d’une éventuelle dégradation du climat social déjà difficile ».

La Plate-forme revendicative (PFR) du Syndicat national des travailleurs des secteurs de la jeunesse, de l’emploi et de la formation professionnelle (SYNAJEFP) a été adoptée le 08 juin 2019 à Ouagadougou à l’occasion d’un congrès. Elle a été par la suite transmise aux premiers responsables du département de la Jeunesse. Plusieurs demande d’audience ont été adressées au ministre pour démarrer le dialogue social mais elles ont sont restées lettres mortes. C’est finalement le 13 mai dernier que le secrétaire général a reçu la délégation du syndicat pour des échanges. La PFR se structure en sept (07) points dont la gestion des carrières, les conditions de travail, les questions indemnitaires et de motivation, l’organisation institutionnelle du ministère et des projets et programmes, la gestion du personnel, la gestion des finances et du matériel, l’affectation des agents.

Au sujet de ce dernier point, le syndicat « demande le déploiement des agents des institutions et des Collectivités territoriales pour leur permettre d’y assurer conséquemment la prise en charge des questions de jeunesse, d’emploi et de formation professionnelle ». Au sujet du point concernant le gestion des carrières, le syndicat écrit dans sa déclaration liminaire du 27 juin, « nous demandons l’organisation de test pour reclasser les agents bloqués dans leur carrière depuis des années en raison de l’extinction de leurs emplois et de concours professionnels pour favoriser l’éducation professionnelle des professeurs certifiés ». Et au syndicat aussi d’ajouter au sujet des questions indemnitaires et de motivation, « pour améliorer les conditions de vie des travailleurs, nous demandons l’octroi d’une prime de motivation et d’une indemnité spécifique aux agents du ministère en lien avec leurs missions d’éducation et de formation ( indemnité spécifique d’animation et de formation, indemnité compensatrice), l’octroi d’indemnités spécifiques et de logement à l’image de celle accordées aux travailleurs du MENAPLN aux professeurs certifiés (CAET) du MJPEJ qui effectuent aussi des missions d’enseignement dans les centres de formation professionnelle ».
Les griefs sont nombreux. Mais la sourde oreille du premier responsable du département qui a eu a qualifié le contenu de la PFR de « balivernes » selon les animateurs de l’A.G a été le problème de trop. Si la corde du dialogue est rompu, que reste-t-il, semblent dire les syndicalistes à l’unisson. Pour les prochains jours, ils disent durcir le ton si le ministre ne trouve pas qu’il faut se pencher sur leur Plate-forme. Camille OUEDRAOGO.

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