hk

« Au Burkina Faso, la Journée Mondiale des Réfugiés rappelle l’importance de la solidarité », HCR

publié le 27 juin 2020

Dans le présent communiqué de Presse du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) relatif à la journée Mondiale du Réfugié, il a été dépeint que le Burkina Faso fait face à une crise sécuritaire, humanitaire et sanitaire sans précèdent. Lisez in extenso le communiqué de presse.
Ouagadougou – 20 juin 2020 : Le Burkina Faso fait face a une crise sécuritaire, humanitaire et sanitaire sans précèdent. Cette année, la Journée Mondiale des Réfugiés est commémorée dans un contexte de pandémie du COVID-19, qui rappelle, plus que jamais, l’importance de la solidarité et de l’entre-aide. Chacun peut agir et chaque geste compte.
Selon le rapport du HCR sur les Tendances Globales en fin 2019, 1% de l’humanité c’est-à-dire 79.5 millions de personnes ont dû fuir pour trouver la sécurité et la protection, dont 26 millions au-delà des frontières et 45.7 millions dans leur propre pays.
Le Burkina Faso n’est malheureusement pas en reste. Depuis 2012, le pays accueille très généreusement plus de 20,000 réfugiés, dont la majorité sont des maliens. De plus, l’aggravation rapide de la situation sécuritaire et humanitaire a poussé plus de 900 000 personnes à se déplacer à l’intérieur du pays. Le nombre de personnes déplacées internes (PDI) continuent d’augmenter et pourraient atteindre jusqu’ à 1.5 million d’ici la fin de l’année 2020.
Le HCR et ses partenaires s’efforcent de répondre aux besoins urgents des personnes, principalement en abris et en articles de première nécessité, et de lutter contre les violences basées sur le genre. Ils soutiennent également l’éducation et les possibilités d’apprentissage à distance.
De nombreux réfugiés et de PDI vivent à coté de communautés hôtes qui font preuve d’extrême générosité et de solidarité, malgré un contexte difficile où les ressources sont parfois limitées et les services de bases insuffisants. C’est le cas de Dianbendé, un chef de communauté à Kaya, qui a accueilli plus de 2,500 PDI sur son terrain et qui leur a offert de la nourriture, de l’eau et de quoi se loger.
Les réfugiés participent également à soutenir leurs communautés ainsi que celles qui les accueillent. Avec la pandémie de la COVID-19, huit réfugiés contribuent à la production de masques dans des ateliers de maitres tailleurs à Dori. Ils ont produits jusqu’à 35,000 masques qui vont permettre aux réfugiés, PDI et personnes des communautés hôtes de se protéger contre le virus.
Pour marquer la Journée Mondiale des Réfugiés, le HCR a mis en place des jeux radiophoniques afin de sensibiliser les populations sur les questions de déplacements forcés. Des dispositifs de lavage de mains, des masques et des polos, sont les lots réservés aux gagnants, afin de contribuer à la sensibilisation et la lutte contre la COVID-19.
La Représentante du HCR au Burkina Faso, Ioli Kimyaci note que « Cette pandémie est une situation exceptionnelle, qui demande une réponse centrée sur la solidarité. Nul ne doit être laissé pour compte et chaque geste compte. »
A l’occasion de cette journée, le HCR aimerait remercier ses principaux généreux donateurs gouvernementaux, institutionnels et privés de cette année, notamment l’Allemagne, l’Australie, le Canada, le CERF, Danemark, ECHO, Education Cannot Wait, les Etats Unis d’Amérique, le Fonds de Consolidation de la Paix des Nations Unies, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, la Norvège, les Pays Bas, la Principauté de Monaco, le Royaume Uni, la Suède, la Suisse, l’Union Européenne, et bien d’autres donateurs privés, dont les contributions participent de l’allègement des souffrances, l’amélioration des conditions de vies et le renforcement de la résilience des populations vulnérables dont nous avons la charge.
Pour plus d’informations :
Moussa BOUGMA, Chargé de Communication au HCR, bougma@unhcr.org ;
Melike TRIGG, Chargée des Relations Externes au HCR, trigg@unhcr.org

>> Notre équipe

Newsletter

Proverbe Le vivre ensemble

« Il est malheureux que les gens ne voient que les différences qui les séparent. S'ils regardaient avec plus d'amour, ils discerneraient surtout ce qu'il y a de commun entre eux, et la moitié des problèmes du monde seraient résolus. " (Paulo Coelho) »